L'HOMME EST-IL NATURELLEMENT BON? - SOUS L'ACACIA

En revanche, si l'on emprunte l'escalier céleste pour redescendre à l'étage des dieux et des autres patrons qui animent notre Terre, Il est peut-être prudent de s'interroger sur la qualité temporelle ou intemporelle de l'homme, pour savoir où on met les pieds!

 

Si l'homme naît pour mourir au sens strictement biodégradable du terme, sans suite et sans lendemain, quel intérêt à être bon plutôt que méchant puisque sa véritable préoccupation en toute logique est de profiter de la vie, d’aller au plus facile et au plus jouissif.

 

Mais si, comme je le crois, l'âme de l'homme est immortelle, il pourrait être de son devoir, durant sa vie terrestre, d'être bon, non pas pour sauver son âme, comme voudrait le faire croire certaines Eglises, mais pour léguer au réincarné un acquis qui lui permet de progresser.

 

L’homme est-il naturellement bon? Pour pouvoir l’envisager, il faudrait y croire.  Beaucoup croient vivre, mais ne voient pas réellement ce qui les entoure, tant sur le plan humain que sur celui qui nous relie au Cosmos. 

Si la vie est la fusion de matière et d'énergie, ou l'interaction entre matière et antimatière ou leur fusion ou l'existence dans le temps des choses soumises à se transformer, alors nous sommes probablement en vie, nous vivons, mais peut-on dire que chacun à sa vie? N'avons-nous pas plutôt un itinéraire matériel et spirituel que nous pouvons modestement illuminer ou assombrir en fonction de notre libre arbitre? 

 

Il vous semble peut-être que mon esprit divague et que je vous emmène à mille lieues de notre première question: l'homme est-il naturellement bon?

Mais comment évaluer la bonté si nous ne connaissons pas la vérité?

 

Si durant notre passage terrestre nous disposions de plusieurs corps possibles qui nous ressemblent en tout , mais sans l'expérience intérieure, sans conscience, ne serions-nous pas, éventuellement que le zombie de nous-même, tels les acteurs du mythe de la caverne. Que veut dire bon au coeur des ténèbres de cette caverne ?

 

Néanmoins, cet inconfort n'est pas irréversible, si l'on accepte qu'en l'état actuelle de nos connaissances, les notions de substance et d'énergie, de visible et d'invisible, sont imparfaites. Tout peut donc être remis en cause et la valeur de nos jugements est subjectives. Même les raisonnements abstraits sont futiles en regard de la réalité. Mais quelle réalité?

Un des moyens de reprendre pied est d'admettre l'existence d'une sorte de substance pétrie de néant et de tout, matérielle et immatérielle qui est indistinctement utilisée pour modeler l'infiniment petit comme l'infiniment grand. Il n'existerait donc qu'un seul système de vie, qu'un seul système de pensée attribué attribué à toutes formes de vie. Si l'on admet que rien ne se perd, rien ne se crée, mais tout se transforme, l'âme serait préexistante à notre naissance. A qui appartient-elle? Est-elle naturellement bonne?

Ces arguments ne prévalent que si on accepte l'existence d'une force supérieure et que l'Imprononçable est supérieur à tout ce qui a été mis en oeuvre pour créer l'Univers. 

N'est-il pas dangereux de s'engager sur cette voie? 

 

"La première loi naturelle est celle d'un séjour limité, dans le temps et l'espace, sur le globe terrestre. Notre âme y reçoit un vêtement passager de chair." 

"A la mort, notre âme, chargée du poids de nos actes, entre dans le domaine nouveau et doit conserver en celui-ci toute sa personnalité, toute sa conscience, sinon il lui serait impossible de se peser, de se juger et de progresser."  "La mort est le passage par des états successifs de notre conscience qui persiste." 

"Tout est Esprit. La matière n'est qu'une relativité toujours changeante et l'Esprit, invariable, la contrôle par le fait même de son invariabilité. 

Faudrait-il donc juger l’arbre à ses fruits?
Il ne serait donc plus question de savoir si l'homme est naturellement bon, Mais pourquoi il se doit d'être bon.

 

Cependant ce "la nécessité être bon" n'est pas une voie rectiligne qui conduit de A à B.  Elle s'engagerait dans une seule direction, de surcroît contrainte par des balises. Celui qui l'emprunte ne penserait-il pas qu’on peut atteindre la lumière, en tournant simplement le dos à l'obscurité? 

J'ai le sentiment que cet usage de la règle pour se simplifier la vie pourrait être réducteur. Mais si on n’utilise que le compas pour tracer sa trajectoire, on trace, finalement, le signe épuré d'ouroboros, ce symbole du cycle éternel de la nature, cycle d'évolution refermé sur lui-même. Cette évocation à la circum-déambulation appelle le paradoxe. Mais comme il y a du vrai dans le faux, et du faux dans le vrai, un enchevêtrement indémaillable des causes et des conséquences nous entraîne dans une sorte de labyrinthe tel celui de la Cathédrale de Chartres, sauf erreur, a moins qu'il ne représentât l'union du monde chthonien et celui du monde céleste, figuré par le cercle. Cette interprétation serait confirmée par le fait que l'ouroboros, dans certaines représentations serait moitié noir, moitié blanc. Il signifierait ainsi l'union de deux principes opposés, soit le ciel et la terre, soit le bien et le mal, soit le jour et la nuit, soit le Yang et le Yin chinois, et toutes les valeurs dont ces opposés sont les porteurs. 

 

Pour échapper à la répétition, il faut donc trouver une des portes qui s'ouvrent sur un autre plan.  En jouant du fil à plomb, certains découvriront la porte des Annales Akashiques, autrement dit la récognition du schème des chromosomes mémoires en psychanalyse holistique occidentale. Ou l'art de se remémorer le passé, même celui antérieur à soi, au sien propre, qui est présent dans nos gènes.  Si les Annales Akashiques sont la mémoire de l'Univers ; elles contiennent toute l'histoire de l'Univers, des civilisations, mais aussi de chaque être humain. Dès lors, il se pourrait qu'en consultant ce fameux thesaurus, on découvrît le chemin de la Vérité. Et qui connaît la Vérité connaît ce qui est bon. Dès lors si nous pouvons répondre à la question: L'homme connaît-il la Vérité? nous saurons s'il est naturellement bon.