Tolérance ou lâcheté - SOUS L'ACACIA

On oublie que...


Pour connaître la vérité sur l'hirondelle, il ne faut pas seulement interroger l'insecte.

Savoir lâcher prise. Le droit de ne plus vivre.

Savoir lâcher prise. Le droit de ne plus vivre.

 

 

SAGESSE ET CERTITUDE SCIENTIFIQUE

Si la sagesse est une vertu, un art, qui s'alimente de la vie et de la tragédie humaine pour remettre en question son comportement afin de le faire évoluer vers le meilleur par le doute; si à l'inverse,  la science s'efforce d'appliquer des conclusions catégoriques sur d'apparentes certitudes en l'état actuel des connaissances humaines et terrestres, à première vue, je n'entrevois aucun rapport entre la cause et l'effet.  Comme la fermentation de la choucroute qui ne découle pas de la culture du chou et la culture du chou qui est sans effet sur la fermentation de  la choucroute! Grosso modo, la sagesse est une démarche spirituelle qui engage pensée, vécu, intuition et sentiments, alors que la science est une spécialisation intellectuelle rationnelle qui traite de la maîtrise  de la matière.
 
Mais je pourrais apparemment affirmer juste l'inverse en appliquant la Théorie de la Double Causalité. Je vais donc vous engager dans un voyage qui échappe très largement à mon intelligence pour vous faire franchir un pont  théorique entre la science et l'esprit, en faisant émerger l'Esprit de la matière ainsi que sa fonction sur l'univers. Considérons donc que notre destin est déjà inscrit sous la forme d'une ligne temporelle mobile. De surcroît cette ligne temporelle mobile peut se substituer, ou se confondre avec une autre ligne parallèle dans le présent au sein d'un multivers. Tout ce qui n'est pas rempli, résolu par le passé est fixé par le futur parce que "la fonction du temps présent n'est pas de créer la réalité, mais de choisir notre futur commun par l'effet cumulé de toutes nos consciences." Ce choix est d'autant plus difficile que notre libre arbitre ne peut être qu'illusoire.
 
Cet indéterminisme ( théorie qui nie le fait que tout évènement soit prévisible en vertu d'une loi physique ou mathématique) dans les deux sens du temps révèle néanmoins la présence de traces du futur et de traces du passé entièrement accessibles dans le présent: cet éternel présent du boudhisme, en harmonie avec le constat de la physique comme quoi le temps n'existe pas.
 
Ainsi donc, l'évolution de la physique est en situation de bouleverser nos concepts  du temps et de l'espace, en se référant notamment à la Théorie des cordes et à toutes celles qui additionnent des dimensions supplémentaires "invisibles" à l'espace; On débouche ainsi sur une vision multidimensionnelle de l'univers où une multitude de mondes parallèles pourraient coexister simultanément au moins tant qu'ils ne sont pas observés, voire vécus. Ne somme nous pas l'hologramme de nous-même?
 
Ainsi, l'évolution de la physique et ses certitudes nous rapproche petit à petit d'une conception indéterministe du monde où l'être humain reprend toute sa place, en commençant par sa liberté, sa faculté d'agir sans être sous influence. Et cette faculté d'agir sans entrave a l'ineffable saveur de la sagesse.
 
"D’une manière ou d’une autre, toute science a pour enjeu une «réalité». Cependant, ce qui «fait» réalité pour une science n’est pas nécessairement «la» réalité, et les différentes sciences donnent des significations très différentes à l’expression « avoir affaire à la réalité ». On ne peut avoir affaire sur un même mode aux atomes, à l’animal, aux objets mathématiques, au cerveau humain ou à un moment de l’histoire. Et ce qui est évidence pour une science peut poser question pour une autre. Ce qui est «demandé» à la réalité par une science – par exemple la création d’un rapport reproductible – peut constituer  pour une autre, une tentation à laquelle résister."
 
Ceci étant dit, ma dernière expérience de vie me conduit à penser que l’ultime degré de la maîtrise humaine - celui de la sagesse - se dépouille de la plupart des composantes culturelles pour se suffire de l’essentiel, à savoir le magistère de l’amour, par la contemplation et l’extase. L’amour étant l’énergie de l’espace intérieur, comme la gravitation est celle de l’espace extérieur.
 
 

Une fin logique pour Kadhafi

L'Europe est pathétique. Elle bavarde sur la nécessité impérative de faire la guerre sans sang versé et sans victime. Aujourd'hui, elle se demande s'il ne faut pas poursuivre pour crime de guerre ceux qui ont mis Kadhafi au tapis. Ces intellos qui plastronnent en philosophes conseillers de l'Elysée voudraient nous convaincre qu'ils ont rédigé leurs reportages à la lueur des balles traçantes, qu'ils savent le pourquoi du comment. En fait, ces Bernard Henri deviendront crédibles quand ils auront bloqué, sur le terrain, le souffle d'une grenade. On analyse, on s'interroge sur la mort du dictateur. Alors qu'il ne pouvait en être autrement. L'homme qui se bat et qui tue par nécessité, est un homme ivre de haine. Il hurle avec la meute. Et la meute ne fait pas de sentiment. Normal et heureusement. C'est la seule façon de survivre.

Je ne suis pas un irréductible du cannabis sativa, encore que…

Je ne suis pas un irréductible du Cannabis sativa.  Encore qu'une légère infusion pourrait probablement édulcorer, mieux que la chimie qui me délabre, les douleurs persistantes d'une arthrose généralisée peu compatissante. Mais que le gouvernement vaudois entende interdire la discrète et modeste plantation en pot me hérisse, sans toutefois m'indigner parce qu'entre la décision et l'application d'un article de loi imbécile, un flot de chasselas va encore couler

 

Inutile de critiquer la police, elle n'y est pour rien. En revanche il est temps de pointer du doigt cette droite liberticide qui entend reprendre en main le citoyen pour mieux le domestiquer. Tant il est vrai qu'un peuple qui s'adonne avec sagesse aux vertus naturelles de plantes euphorisantes qui n'appartiennent pas à l'homme, mais aux dieux, devient moins productif, moins hargneux, moins con. Insupportable pour celui qui prélève les impôts, qui décide, qui dirige ou bien encore engage la vie de jeunes soldats sur des théâtres extérieurs pour protéger des puits de pétrole au nom de la liberté. Qu'on s'attaque aux substances fabriquées artificiellement par l'homme, je dis sans hésitation Oui. Mais toute plante est sacrée. En vertu de quel pouvoir s'arroge-t-on le droit de prétendre l'inverse, pour l'éradiquer?


J'entends l'Europe qui s'indigne

J'entends l'Europe entière qui s'indigne du geste meurtrier. On s'interroge sur son passé, ses sympathies politiques ou son affiliation à quelque ordre initiatique. On le dit fou ou maléfique. Je ne vais pas vous contrarier. Et si, par conviction profonde ou altération de la réalité, il se considérait simplement comme l'Ange exterminateur, le bras armé, le révélateur de toutes nos pensées obscures, xénophobes, nationalistes, mais aussi, à juste titre, jalouses de notre culture, celle du pays de nos pères? N'est-ce pas en maudissant quotidiennement l'autre, chez soi, dans la rue, ailleurs ou autrement, mais n'est-ce pas aussi en laissant piétiner notre patrimoine culturel et spirituel, notre Histoire, nos modes de vie qu'on génère en commun une énergie meurtrière invisible qui s'exprime, subitement, sans raison raisonnable, sur d'innocentes victimes. Dès lors ne sommes nous pas tous coresponsables, à des degrés divers, de ce qui vient d'arriver. Jérusalem, Madrid, Tokyo, Paris, New-York ou Oslo. Cherchez les vraies raisons de ces sanglantes démonstrations de désespoir. 

Ma parole, je rêve!

Et si nous abandonnions le pavillon des genres, des religions et des nations. Et si nous redevenions simplement des êtres humains croyant ou non croyant en une intelligence organisatrice supérieure. Nous pourrions ainsi éradiquer bon nombres des prétextes qu'exploitent à des degrés et sous des formes divers les grands manipulateurs de l'argent. Je regrette mon âge qui ne me rend plus crédible auprès des jeunes. Parce que j'aimerais leur dire la stupidité du futile, du factice, bref de tout ce conglomérat d'inutilités inventées par les besoins artificiels de la mode. Et si la femme reprenait son rôle fondamental de femme? Et si l'homme reprenait son rôle fondamental d'homme. En se protégeant, spirituellement, des dérives idéologiques politiques, subtiles et insidieuses, qui alimentent cette furieuse société de consommations? Avec l'exemple des jeunesses du Sud, les seules en mouvement pour l'instant, assoiffées de libertés et de justice plus que de doctrines religieuse et politique, nous pourrions, nous les vieux, provoquer une révolution de conscience et de comportement pour construire un nouveau futur qui balaie sans le moindre état d'âme et avec autorité, les institutions qui nous imposent par la force ou le chantage, l'asservissement.


 

CE 6 JUIN

Ce 6 juin, je n'évoquerai pas le gaspillage des milliers, des millions de dollars pour camoufler le furoncle qui bourgeonne sur le groin de celui qui tente de distraire la Justice au USA, en accablant sa victime, en fouillant dans son passé. Plaidera-t-il coupable, non coupable ou bien encore l'irresponsabilité pour trouble mental? Il existe hélas des Jacob Rubenstein qui modifient parfois définitivement le jugement des autres.

Ce 6 juin, des fils de cette Amérique ont sacrifié leur vie sur des plages normandes, alors que d'autres s'agrippaient à d'autres falaises, pour anéantir la barbarie nazie.

Mais ce 6 juin, date anniversaire de son passage à l'Orient Eternel, est dédié à Carl Gustav Jung, grand maître de la psychologie des profondeurs, premier dignitaire de la psyché. Il est aujourd'hui encore celui qui nous inspire quand il s'agit de remettre en cause cette société où l' idéologie est dominante.

Il fut un régulateur social qui permit de former un ensemble, en explorant notamment les domaines du rêve, de la mythologie et de la religion. Pour Donald Winnicott, psychanalyste britannique, à l'évidence, Jung était fou, mais il se serait guéri tout seul en passant par le chamanisme. 

Le coup du concombre!

Alors que l'Allemagne, si prompte à désigner l'Espagne coupable de l'épidémie provoquée par la fameuse bactérie du concombre, enregistre une inflation de cas critiques; alors que la Russie ferme ses frontières aux légumes européens, la Commission européenne a levé mercredi soir la mise en garde lancée contre les concombres espagnols soupçonnés d'être à l'origine de l'épidémie. Pourquoi? En équilibre fébrile à l'acmé du mensonge, des tricheries, des injustices, du règne du "deux poids deux mesures", des riches contre les miséreux, les Instances dirigeantes perçoivent enfin que leur existence ne tient plus qu'à un fil, confrontée aux bourgeonnements spontanés de front du refus et de l'indignation, tels qu'on les applaudit à Bordeaux comme à Barcelone, et ailleurs aussi. Dès lors, il n'est plus question de pointer du doigt telle ou telle collectivité responsable mais pas coupable (dixit Georgina); dans ce cas particulier le puissant lobby de l'industrie maraîchère qui inonde le marché de produits de masse en épongeant une autre masse non négligeable d'immigrés clandestins. Trop risqué. Ne vaut-il pas mieux noyer le poisson, en engageant de multiples enquêtes, contre-enquêtes et expertises, juste le temps d'apaiser les consommateurs et producteurs mécontents avec des phrases sans fondement plutôt que leur asséner la froide réalité. Le business ne pratique pas obligatoirement le jeu de la vérité! 

compassion virtuelle sans conséquence pratique

On peut à juste titre avoir de la compassion pour cette femme pakistanaise, de confession chrétienne, condamnée à mort, semble-t-il, pour avoir bu de l'eau d'un puits réservé aux musulmans, à moins qu'il se s'agisse d'une autre broutille. Avec ardeur, on pétrit idées et solutions, pour rendre
C'est oublier que l'homme n'a pratiquement jamais occulté son ethnocentrisme. En tentant de le déculturer, au nom de je ne sais quel principe, on instille la violence au coeur de systèmes qui existent, qui se confrontent sans jamais se comprendre ni se tolérer. Sachant que le droit d'intervention relève de la plus haute hypocrisie, pourquoi ne pas créer un vide sanitaire sinistre, cruel, mais réaliste, entre ces différents mode de vie, tout en ouvrant très largement les bras à ceux qui souhaitent s'y soustraire?
 

Alors Mélanchon, t'attends quoi pour agir?

J'ai entendu, hier soir, une respectable dame faire l'éloge d'un Monsieur, brillant économiste et plus encore politicien, grand bienfaiteur de la planète qui ne méritait pas l'opprobe qui lui tombe sur le coin du groin. En comparant ma pension de 1216, 634 euros au prix d'une nuit dans certain palace américain, à la prime de 500 000 dollars accordée pour abandon de poste, je me suis dit avec quelque amertume dans la gorge, que j'étais un foutu trou du cul! Puis je me suis repris en pensant à mon alambic philosophique qui facilite l'extraction des esprits des corps. Extraire les esprits altruistes du petit peuple de cette engeance friquée, arrogante, insupportable; Oui distiller le mécontentement général mondial pour en tirer un casse-pattes et boire à la prospérité des révoltés de Tunisie, d'Egype, de Libye et de Syrie. A nous maintenant de provoquer une révolution des consciences pour construire un nouveau futur. A l'heure où l'homme est capable d'exterminer la planète tout en se trouvant dans l'incapac!té d'y remédier, il devient urgent de provoquer un grand chambardement, de cramer ce qu'on veut nous imposer. Ne plus obéir au système qui nous apprend à penser, à considérer comme éternellement acquis ce qu'il entend nous faire gober pour mieux nous domestiquer. Existe une voie pacifique pour foutre en l'air les Institutions: passer d'un comportement égocentrique à une vision cosmocentrique. Alors Mélanchon, t'attends quoi pour agir?

LA DEMOCRATIE DIRECTE DE PLUS EN PLUS PRESSANTE (clic)

CROSSE EN L'AIR ET POING FERME

Au centre de l'idée: la révolution populaire permanente

Parce que nous vivons une injustice permanente

Parce qu'on menotte nos libertés

Parce qu'on fabrique des dangers qu'on ne sait plus maîtriser

 

Crosse en l'air et poing dressé.

 

Parce que Damas  tire sur ses enfants.

Parce que Tripoli  assassine son peuple

Parce que les salauds pètent dans la soie plutôt que d'être embastillés

 

Crosse en l'air et poing dressé

 

Parce que le fric assassine en toute liberté

Parce que le monde des petits est asservi

Parce que la Justice n'est plus justice

 

Crosse en l'air et poing dressé

 

Alors, ce dimanche matin, à l'unisson

reprenons le couplet de l'Internationale

 

Les Rois nous saoulaient de fumées.

Paix entre nous, guerre aux tyrans !

Appliquons la grève aux armées,

Crosse en l’air et rompons les rangs !

S’ils s’obstinent, ces cannibales,

A faire de nous des héros,

Ils sauront bientôt que nos balles

Sont pour nos propres généraux.

 

Crosse en l'air et poing dressé

 

 

 

Mgr Cattenoz, archevêque d’Avignon, vous radotez!

Mgr Cattenoz, archevêque d’Avignon, il serait peut-être temps de ranger votre vieille phobie anti-maçonnique qui date pour vous mettre à l'heure du monde de la réalité. Non les francs-maçons ne sont pas des disciples de Satan, non les francs-maçons ne sont pas athées, loin de là. je connais mêmes des curés Frères. 
 

Un abbé recteur d’une fervente congrégation traditionaliste qui me sait ni catholique ni forcément chrétien, bien que croyant, m’alerte au sujet d’une photographie intitulée "piss christ" qui l’offense douloureusement me demande mon avis:

Andres Serrano (comme la cochonnaille), auteur de cette chose, s’est retrouvé élevé au rang d’artiste majeur par la presse braillarde, alors qu’il pataugeait dans ses humeurs corporelles si chères à son inspiration. 
Je ne sais pas si c’est de la merde, par incapacité de qualifier ce genre de déjection. En revanche je sais qu’au-delà de l’inconvenance, il y a l’abjecte, l’inacceptable. Quand on agresse délibérément des fidèles de toute conviction, aujourd’hui des chrétiens.

Que l’afro-cubain s’identifiant à Bunuel, Fellini ou Almadovar, latrinophile adulé des balayeurs de chiottes, exploite la provocation ou le voyeurisme pour asseoir sa popularité est dans l’ordre des choses de ce monde déstructuré. Que des intrigants, des rats ou des opportunistes lui emboitent le pas ne me choquent pas. En revanche, ce qui me désespère, c’est qu’hormis en vaine parole, chacun laisse faire. Parce que la confusion entre la tolérance et la permissivité est sournoisement entretenue par ceux qui entendent changer drastiquement les règles de vie en Occident, à leur profit. 

Le rêve du Papy mitrailleur

Le rêve du Papy mitrailleur
Les rêves du petit matin sont souvent les plus troublants parce qu'ils révèlent ce que l'homme a enfoui au plus profond de lui. C'est ainsi que j'ai rencontré, sur mon oreiller, le vieillard à la kalachnikov.

D'emblée et d'autorité, il m'a dit, et c'est probablement juste, parfois, que l'homme ne doit pas se faire justice. Il m'a dit aussi que les instances reconnues par notre société sont seules habilitées à administrer la justice.

Nous avons flambé un Habana; entrant en confidence, il m'a cependant fait remarquer, qu'à l'instar de l'actualité avec ses liquidateurs qui tentent au péril de leur vie d'éradiquer les conséquences fâcheuses d'un souci nucléaire, ou bien encore des valeureuses jeunesses arabes, le temps est probablement venu de combattre de façon drastique les dérives de notre société en rendant comptables ceux qui se goinfrent au détriment d'autrui. Est-il acceptable qu'un tel gagne en une heure le smic mensuel d'un de ses ouvriers? Est-il acceptable que certains tutoyent les millions alors que la majorité de l'humanité crève de faim.

Nous avons bu du rhum agricole.

Le vieillard arma sa kalachnikov. Il dit: "ce travail m'appartient. Neutraliser l'homme qui refuse de renoncer au surplus extrême, sans respect de l'essentiel; combattre pour honorer les vertus de l'acratie."

Le Papy flingueur m'expliqua ensuite que ce rôle de liquidateur ne concerne que les aînés hors d'âge qui sont prêts à renoncer à la dernière solde de leur vie. En effet, point n'est question de sacrifier un homme à la fleur de l'âge, celui qui chante le temps des cerises.

Il tira une dernière bouffée de Habana, but une dernière gorgée de rhum agricole, pointa sa kalachnikov en direction de qui vous souhaitez, en criant, comble de dérision "Viva la Muerte".

Ce matin est ensoleillé.
 

Au-delà du rêve


Juste un petit mot pour signaler que je suis toujours vivant, même si je n'ai pu prendre le temps, depuis une quinzaine de jours, pour entrer dans le débat sur le nucléaire.
J'ai bien apprécié l'humour d'Artza et son papy flingueur. Il m'a rappelé quelques heures de ma jeunesse, passées en compagnie de camarades trotzkistes (où la pipe remplaçait le Habana et la bière le rhum !)où nous rêvions d'une révolution permanente et reconstruisions le monde en mettant bout à bout des idées qui nous paraissaient neuves.
J'ai bien aimé la réponse de Johann, toujours aussi pondéré, équilibrant le pour et le contre et constatant que finalement, il est bien difficile de trier le bon du mauvais, quelle que soit la situation envisagée, la vie étant une grande "langue d'Esope".
Que pourrais-je apporter de plus, sinon de proposer que l'enjeu primordial n'étant pas la nature mais la survie de l'homme, il conviendrait que l'on parte dans nos réflexions d'une économie globale de la vie. Cela nous mènerait effectivement plus loin que le non/nucléaire...je pense aux accidents de circulation, aux maladies engendrées par la pollution chimique des aliments...
Malheureusement, nos dirigeants ont plus appris dans leurs grandes écoles, à gérer au mieux l'existant (qui du fait de l'entropie tend à se rétrécir comme la peau de chagrin, alors que la population s'accroît sans cesse), qu'à imaginer un monde nouveau, centré sur l'homme, plus que sur l'argent qu'il peut produire.
Les uns et les autres nous font croire qu'ils sont capables de transformer nos vies et surenchérissent sur ce que chacun d'entre nous peut gagner en leur apportant son vote.
Et c'est notre égoïsme (inconsciemment) qui nous guide, alors que nous ne devrions accorder cette voix qu'à celui qui nous présenterait un programme centré sur l'éradication progressive de la pauvreté (qui confine de plus en plus à la misère), même au détriment de notre confort actuel; un programme qui nécessiterait une vision globale du changement de notre système éducatif, de celui de notre politique agricole, de celui de notre gestion des finances et de celui de la santé.
Il n'y a pas un seul pays qui ait une vision systémique de sa propre gouvernance, ou du moins qui tente d'en avoir une et puisse expliquer la raison de ses choix en termes de priorité, autre qu'électoraux.

Bon! Où est ma pipe et ma bière ? La révolution permanente a changé de style dans ma tête car je pense qu'elle pourrait être pacifique, à condition qu'une petite équipe de cerveaux s'y attèle et dénonce les grands méchants loups.
Pas facile...mais au-delà du rêve, il y a encore pas mal de secteurs où l'on peut s'engager et agir...

 

Contrat contre centrale nucléaire

Comment engager la responsabilité de ces PDG qui claironnent avec une certaine arrogance qu'il n'y a pas lieu de fermer quelque centrale nucléaire que ce soit en France: "si nous pensions qu'elles sont dangereuses, nous les fermerions". Construite en 1977-78, la centrale de Fessenheim est la plus ancienne centrale nucléaire de France encore en opération et se trouve dans une zone à risque sismique.  Cette centrale a connu de nombreux incidents depuis son entrée en service et le risque sismique aurait été sous-estimé. Imaginons le pire, ces porte-voix du fric à tout prix, dans le meilleur des cas admettront qu'ils sont éventuellement responsables, mais en aucun cas coupables . Comment les empêcher de disparaître ensuite dans la nature, sur une plage ensoleillée, loin de toute pollution nucléaire? La solution existe. 

LES TUNIQUES D'AVEUGLE, Paul Nothomb, essai

A propos de l'avant-propos
Tunique de peau et tunique d'aveugle tirées de la même banque d'imagerie universelle ethnocentrique se confondent finalement dans une même réalité: l'homme n'a jamais su, ni ne saura jamais qui ou plutôt ce qu'il est, pourquoi il est et ce qu'il devrait faire. Dès lors, il a bien fallu pour consolider les fondations mythiques des doctrines religieuses du bassin méditerranéen, créer un théâtre édénique, fortement hiérarchisé, où bons et méchants, hommes et dieu se confrontent. Faute de quoi le décalogue reste irrévélé. Que dis-je, non-inventé. L'homme n'est pas seulement - dit-il - un être biologique, il se prétend aussi culturel. Dès la première scène du premier acte, l'homme se doit donc, pour devenir conforme à ce qu'on prétend de lui, commettre l'irréparable qui le distingue et l'inféode à dieu. On fait intervenir le serpent plutôt qu'un condylure étoilé, parce qu'on le croise pratiquement sur la totalité de la planète et qu'il génère une peur atavique : à croire que sa dangerosité est inscrite dans nos gènes au point de le fuir (le tuer) pour assurer notre propre survie.
Cette tunique de peau ou tunique d'aveugle pourrait bien être notre tunique de vie, sans laquelle on ne peut exister, puisque nous ne serions pas identifiables et appartiendrions sans distinction à l'éternité.
L'homme est né avec sa tunique de vie pour être ce qu'il est, autrement dit incapable de conceptualiser la quintessence, incapable de se satisfaire de l'essentiel, incapable d'exister sans dieu ou non-dieu. Sans sa tunique de peau, il ne serait plus aveugle de ce qu'il est. Juste de quoi prendre sa place entre l'infiniment petit et l'infiniment grand. Exit dieu qui se retrouve ainsi expulsé de la grande tragédie humaine. Mais l'homme aussi n'est plus. On retrouve enfin la vraie nature de ce qui est.

La pensée souffle sur l'intelligence l'accompli, l'inaccompli et le concomitant. Cette pensée, hors espace et hors temps, ailleurs ou autrement, ne serait-elle pas celle des elohim, ces juges des cieux qui ne laissent se sublimer que la quintessence, les scories restant irrévocablement sur Terre. La quintessence, malaxée au mortier de la Nature, contient ce qui touche au feu, à l'eau, à la terre, à l'air et à la mémoire des Univers connu, pressentis, inconnus ou inconcevables, en l'état actuel de nos connaissances. Il n'y a pas de vrai réalité, mais l'étant, l'énergie et le principe. L'homme ne voit probablement plus ou pas la flamme d'amour qui brille pourtant dans son coeur. Ne serait-il pas né ou devenu aveugle?

Reconsidérer le Tout sans anthropomorphisme

L'agnosticisme est à la mode. Je peux, intellectuellement m'identifier à ce courant, comme je peux, à ce sujet, m'interroger sur le bien-fondé de cette tentation. Si Dieu existe pour ceux qui croient et inversément pour ceux engagés dans un drôle de procès qui dépasse la responsabilité des Eglises, il serait intéressant de reconsidérer le Tout sans anthropomorphisme. Parce qu'il n'est pas démontré que dieu préfère l'homme au gypaète barbu, et la salamandre à l'acacia. Si le Tout est un ensemble incapable de sortir du néant, sans une cause efficiente, la vertu d'un tel débat est d'inviter l'homme à l'interrogation mystique plutôt qu'au septicisme dit (arbitrairement?) philosophique. Non?

 

Ces peuples qui nous redonnent le goût de la liberté


Liberté, égalité, fraternité. Qu'ils sont beaux ces mots qu'on lance au public comme des confetti, pour l'amuser à Carnaval. Il en veut, il en redemande et il se complaît dans cette pseudo-démocratie qui ne sert qu'à l'asservir pour le bien de ceux qui gagnent en une heure le salaire mensuel de l'ouvrier enchaîné à une galère de production, contraint à la misère endémique. A force d'être gavé d'illusions et d'interdits par une nomenklatura fortement policée, l'homme du peuple a cessé de réfléchir pour mieux courber l'échine, d'autant qu'on lui attribue quelque susucre et de faux espoirs (les jeux d'argent), histoire de le calmer.

L'hymne que les supporters braillent aux arènes où s'expriment quelques musclés  grassement payés, dit: aux armes citoyens, formez vos bataillons. Et c'est avec grande émotion et respect que je salue les peuples de Tunisie, d'Egypte et de Libye. Ils me redonnent foi en l'homme, ils me disent que ce qui est possible ailleurs pourrait germer ici. Rêvons, rêvons, rêvons et essaimons. 

La Suisse qui se goinfre aime la fourrure

                
Honneur à la députée socialiste argovienne qui s'est attaquée aux pratiques barbares comme l’utilisation de pièges à mâchoires pour les visons et les renards, ainsi que de battes pour tuer les bébés phoques. Pourtant, la Suisse qui se goinfre n’interdira pas l’importation de peaux et fourrures provenant d’animaux maltraités. Par 22 voix contre 12, le Conseil des États a rejeté un projet en ce sens. 
Si je comprends bien les honnêtes conseillers de la Chambre du Peuple ont pris position par 87 voix contre 67 contre les massacres  des animaux à fourrure tandis que les professionnels de la politique n'entendent pas renoncer au joli manteau de zibeline qui cache la cellulite de Madame. Il est vrai que ce genre de cadeau entretient l'amitié, non? 



Les épreuves de la vie peuvent-elles conduire à la spiritualité?

Les épreuves de la vie (les tenants) peuvent-elles avec l’aide d’une croyance (les moyens) conduire à la spiritualité (les aboutissants)?

 

Faut-il comprendre que les états douloureux de la vie d’origine domestique, solubles dans une philosophie, se cristallisent dans sa finalité «en spiritualité» qui est croyance en un esprit ou en un dieu.

 

Si j’engage une première réflexion en prenant la place d’un croyant, je découvre que les dieux n’imposent à aucune âme une charge supérieure à sa capacité. Mieux encore, ils rappellent à l’homme les plaisirs de la vie en lui chuchotant au creux de l’oreille:

Profite de ta vie avant que ta mort ne survienne, 

de ta bonne santé avant que tu ne tombes malade, 

de ton temps libre avant d’être occupé, 

de ta jeunesse avant que ta vieillesse n’ait lieu, 

de ta richesse avant que d’être touché par la pauvreté.

Profite pendant que tu peux, parce que tu es, par nature, appelé à souffrir. Personnellement, les épreuves de la vie ne sont pas des punitions divines,  elles appartiennent à part entière à ma vie, tout au plus, s’agit-il parfois d’un rappel au bon sens, à la réalité qui n’est pas synonyme de vérité. Je n’applaudis pas saint-Paul quand il dit «tout homme peut donc, dans sa souffrance, participer à la souffrance rédemptrice du Christ».

Il faudrait donc être très catholico-doloriste pour imaginer une vertu salvique, rédemptrice à la foi qu’on administrerait comme un médicament. Reste en revanche l’hypothétique effet placebo de la foi, si l’on emprunte le chemin inverse: appel à la religion - substitut de l’hypnose - pour calmer ses souffrances. Technique des sectes et des églises.

 

Quant à l’agnostique, il sait qu’aucun humain ne peut conceptualiser des épreuves de la vie qui débordent les frontières de son imaginaire. Il devrait donc en priorité, activer des moyens thérapeutiques matériels ou intellectuels, pour les édulcorer plutôt que spirituels. Il pourrait en être autrement si les épreuves de la vie affectaient la conscience. Mais je ne vois pas comment la conscience, imprégnation divine de l’être humain, si je me réfère, entre autres, à Bhagavân Baba, pourrait être touché de plein fouet par un éclat domestique.

Une fois encore, je n’arrive pas à comprendre comment les épreuves de la vie pourraient me conduire à la spiritualité, sachant que la recherche de spiritualité est comparable au besoin de greffer son âme à dieu. A ce stade de ma réflexion,  je me demande sincèrement si cette thèse n’est pas instillée dans l’imagerie collective par ces Eglises de Jérusalem, de la Mecque ou du Vatican qui l’exploitent sans retenue pour s’affirmer face à l’évanescence apparente du monde profane.

Arrivé à ce constat, avec toute les réserves qu’impose ma réflexion solitaire, je dirai qu’il me semble abstrus de savoir si les épreuves de la vie peuvent conduire à la spiritualité parce que tenants et aboutissants se trouvent «intra et extra muros de l’inconnu ou du connu visible». A mon avis, ça ne fera pas avancer le schmilblick.

En revanche, j’aimerais bien savoir si les épreuves de la vie peuvent conduire à la philosophie, pure source d’apaisement. Je me réjouis de connaître vos sentiments. 

On nous a tous baisé!



Bien avant notre naissance, on nous a menti en greffant sur le tronc de l'humanité des dogmes pervers au point d'amener l'homme à la performance en toute circonstance. L'anima a mis au pas corpus et spiritus. Je suis puissant parce que je suis grand, je suis grand parce que la soute de mon avion contient mille cinq cents kilos d'or volés d'autorité dans la gamelle des affamés.

Il me revient alors en bouche, le seul mot qu'on ne m'a pas piqué. Acratie. Il contient encore quelque germe d'espérance.
Souvenez-vous: « Nous proclamons l'acratie (pas de gouvernement) et nous aspirons à un régime économico-social dans lequel, par l'accord des intérêts et la réciprocité des droits et des devoirs tous seront libres, tous contribueront à la production et jouiront du plus grand bonheur possible, qui consiste en ce que les produits consommés soient le fruit du travail de chacun, sans exploitation, et par conséquent sans les malédictions d'aucun exploité. [...] Le but final de la révolution est : La dissolution de l'Etat. [...] »


— extrait d'un Manifeste de la fédération régionale espagnole publié dans le journal anarchiste "El Productor", en 1887.
 


FRERES DU SUD: ENSEIGNONS L'ALTERITE

Mes pensées vont aujourd'hui à tous mes Frères qui vivent actuellement au Sud de l'arc méditerranéen. Certains extrémistes pratiquent la violence sur ces terres historiquement de grandes sagesses et de vertus. Il a suffit de quelques décennies pour que la douceur de la datte cède place aux piquants de la figue de Barbarie. Au nom ou à cause de convictions outrancières qui dénaturent des amitiés loyales et profondes entre hommes de croyances différentes mais respectueux de l'autre. Dès lors, pour changer le cours des choses, il est grand temps de réanimer les ordres qui enseignent l'altérité, parce que la violence ne vaincra jamais les esprits borgnes et belliqueux.  

Le Scarabée Bombardier fait sauter le mythe de l'Évolution

En 1961, le professeur Schildknecht, chimiste allemand, fit des recherches sur le Scarabée Bombardier (Brachinus). Il découvrit que cet animal possède deux glandes sécrétant un mélange liquide, deux chambres de stockage communicantes, deux chambres de combustion et deux conduits externes pouvant être dirigés comme des canons orientables à l'arrière d'un bombardier.
 
Lorsqu'on analysa le liquide emmagasiné, on découvrit qu'il contenait 10% d'hydroquinone et 23% de peroxyde d'hydrogène. Dès lors, nous avons un mélange explosif. Si vous et moi nous nous rendions au laboratoire pour mélanger ces deux produits chimiques, le mélange nous exploserait en pleine figure. Mais le Scarabée Bombardier ajoute un inhibiteur qui empêche l'explosion. Et ensuite, lorsqu'un ennemi s'approche de lui, il envoie une giclée de cette solution dans les tubes de combustion jumelés et, juste au bon moment, il ajoute un anti-inhibiteur et... Boum ! Cela explose au visage de l'ennemi.

Essayons maintenant d'imaginer comment le Scarabée Bombardier est arrivé à cela par évolution. Réfléchissons un peu. Supposons que ce petit scarabée vivait il y a des millions d'années. Un beau jour, sa Maman et son Papa lui offrirent un coffret de chimie pour son anniversaire. Et c'est ainsi que, dans son laboratoire souterrain, il se livra à des expériences. Il mélangea une solution d'hydroquinone avec du peroxyde d'hydrogène et... Boum ! Il se fit exploser et son corps fut éparpillé sur tous les murs de son laboratoire ; voilà comment notre scarabée mit fin à ses jours.

Donc, pendant des centaines, des milliers de générations, pendant des dizaines de milliers d'années, ces petits scarabées mélangèrent du peroxyde d'hydrogène et de l'hydroquinone et se firent exploser. Boum ! Boum ! Boum ! Boum ! Pendant des milliers de générations.

 Puis, pour une raison bizarre, l'un d'entre eux inventa l'inhibiteur. Voyez-vous, il n'avait besoin de l'inhibiteur que lorsqu'il mélangeait les produits chimiques. A chaque fois qu'il les mélangeait, il se faisait exploser. Si bien qu'il ne pouvait transmettre l'information à sa descendance puisqu'il n'en avait pas... Il n'y avait donc aucun moyen de faire passer cette information. Mais admettons qu'il ait inventé l'inhibiteur.

N'est-ce pas un formidable succès de l'évolution ? Un triomphe ! Non. Pas tout à fait. Parce que maintenant, il n'a que les deux produits chimiques et l'inhibiteur. Et il les emmagasine. Il lui faut également une chambre de stockage. Et j'ignore comment cela est apparu. Mais de toute façon, admettons que cela s'est produit. Il a ce qu'il faut ; il mélange ses produits chimiques et que se passe-t-il ? Absolument rien. Tout simplement, le mélange reste là et ronge ses entrailles. D'ailleurs, pendant des milliers et des milliers de générations, les scarabées mélangèrent ces produits chimiques avec l'inhibiteur et les emmagasinèrent, rongeant ainsi leurs entrailles. Et ceci continua pendant des milliers de générations.

Il n'avait donc pas besoin d'un anti-inhibiteur tant qu'il n'avait pas d'inhibiteur. Et il ne lui fallait un inhibiteur que lorsqu'il avait les produits chimiques. Mais admettons que l'un de ces petits scarabées ait inventé un anti-inhibiteur. Formidable succès de l'évolution ? Non, c'est l'échec complet. Vous voyez, il ne possède en tout et pour tout que les chambres de stockage. Il mélange les produits chimiques, ajoute l'inhibiteur, puis l'anti-inhibiteur et... Boum ! Et c'est reparti ! Boum ! Boum ! Boum ! Boum ! pendant des milliers de générations, ce fut à nouveau l'auto-destruction.

Vous voyez bien qu'il faut des chambres de combustion. Mais celles-ci ne lui sont utiles que s'il est en possession des deux produits chimiques, de l'inhibiteur et de l'anti-inhibiteur. Alors comment aurait-il inventé la chambre de combustion sans en avoir la prescience ?

Bon, d'une manière ou d'une autre et pour je ne sais quelle raison, disons que cela a fini par se faire. Maintenant nous y sommes. Tout est prêt. Nous avons les deux produits chimiques, les chambres de stockage, l'inhibiteur, l'anti-inhibiteur et les chambres de combustion. Tout est en place.

Non, pas tout à fait. Voyez-vous, il a fallu que le scarabée soit réglé en toute chose. Il devait avoir le bon réseau de communication.

Pouvez-vous imaginer combien cela devait être embarrassant ? Il possède ce produit chimique, en envoie une giclée dans les chambres de combustion, puis son ami débarque en lui donnant une tape sur le dos et en disant : "Salut, Joe, comment ça va ?" Et Boum ! Cela lui explose à la figure !

Non, il était obligé de connaître le moment précis où il enverrait le signal. Il lui fallait un réseau de communication. Il devait savoir quand il était menacé et s'il avait affaire à un ennemi ou pas. Il devait posséder toute cette panoplie dès le départ - oui, dès le départ.

Le Docteur Duane Gish raconta cette anecdote lors de nombreuse conférences qu'il fit dans les établissements universitaires, au cours de sa visite en Grande-Bretagne, à l'automne 1977. Elle est publiée ici avec sa permission.

La non-évolution du Scarabée Bombardier représente bien plus qu'un exemple classique de satire. Elle est réellement la preuve que le Scarabée Bombardier n'a pas pu évoluer par le fait du hasard et de processus naturels s'étalant dur des générations innombrables et sur des milliers d'années. Il a fallu qu'il soit créé avec ce système de défense remarquable, car, comme nous l'avons vu, il est impossible qu'un système aussi complexe ait pu évoluer. C'est pourquoi le Scarabée Bombardier déboulonne le mythe de l'évolution.

Le Scarabée Bombardier ne s'est pas fait tout seul (c'est-à-dire par évolution) comme le Docteur Gish l'a démontré sans l'ombre d'un doute. Du simple fait qu'il existe, ce petit Scarabée nécessite un Créateur. De par son système de défense hautement sophistiqué et son réglage parfait, le Scarabée Bombardier rend gloire à Dieu qui le créa.


Cette anecdote a été écrite par le Dr Duane T.Gish, biochimiste de la CREATION RESEARCH SOCIETY à SAN DIEGO. Le Dr Gish a obtenu son doctorat en biochimie à l'université de BERKELEY en Californie. Il est notamment réputé pour ses conférences et débats sur la Création et l'Évolution. La traduction est de Gérald Leroy, étudiant en anglais à l'université de Dijon. Le texte a été révisé par Philippe Michaut, professeur de biologie à l'université de Dijon.
 © Un poisson dans le net, www.unpoissondansle.net  

Les dieux subalternes se sont plantés

Si le bien ne porte pas atteinte à (n’affecte pas) autrui, mais qu’il contribue à son épanouissement, il est fondu dans le Tout. La boussole des valeurs humaines indique la direction de ce pôle bénéfique.

 

Et si le mal n’était pas la réverbération négative du bien pour se sortir de l’ornière de la dualité, à mon avis, un peu trop réductrice? Et si la racine du «mal», je privilégie du «mal faire». ne se situait pas au dernière étage du Suprême. mais plutôt un peu plus bas, au rayon des dieux subalternes qui se seraient plantés au moment de de la mise en scène des «guignolos» de l’humanité?

 

On ne fait pas le mal, on fait du mal ou on fait mal, par manque de discernement. Les manifestations terrestres du bien, du bon et du beau sont en voie de développement. Inabouties. A géométrie variable. Ces manifestations évoluent selon les contraintes, l’arbitraire ou exigences de censeurs socioculturels conjoncturels. Ce qui est bien pour un banquier ne l’est pas nécessairement pour l’épargnant. Ce qui est bien pour l’animiste, ne l’est pas obligatoirement pour d’autres croyants. Et si les Dix Commandements n’étaient qu’une sorte d’assurance réciprocité qui favorise sans trop de risque la mise en place d’une société politiquement mercantile et vénale?

 

Observez que les groupements humains qui pratiquent la recherche, puis le culte de l’Amour cosmique, s’évitent toute balise restrictive. Il est même possible d’administrer le sacrifice du sang, quand le chasseur pratique son geste mortel sur le gibier. Là se creuse l’abysse entre la prédation naturelle et l’obscénité de la chasse contemporaine et des safaris. Par pudeur pour l’animal, je ne parlerai pas de son exploitation à des fin purement commerciales.

 

En fait tout ce questionnement sur le bien et le mal, me semble aussi étrange que ces grandes interrogations sur le d’où viens-je, qui suis-je, où vais-je?

 

Je me suis probablement égaré en chemin, parce que la seule question qui me garde éveillé est:

«Pourquoi suis-je parti d’ailleurs?» 

L'HOMME EST-IL NATURELLEMENT BON?

Je suis encore trop bas dans ma réflexion pour observer l'horizon du pourquoi et du comment. Je vais donc, très simplement, vous confier ce que je crois entrevoir, en identifiant bon à Conforme aux normes, à la raison, à la justice, à la morale, au devoir, à l’honnêteté.

 

Si l'Imprononçable est Tout et son Néant, ici ailleurs et autrement, sans avant ni après, l'homme est. Il n'y a donc pas lieu, à mon avis, de s'interroger sur ce qu'il est ou pourrait être. 

SUITE



 
 
Entre ce que je pense,
Ce que je veux dire,
Ce que je crois dire,
Ce que je dis,
Ce que vous voulez entendre,
Ce que vous entendez, 
Ce que vous croyez comprendre,
Ce que vous voulez comprendre,
Et ce que vous comprenez, 

Il y a au moins 
neuf possibilités 
de ne pas s’entendre.



Celui qui veut travailler trouve un moyen, celui qui veut paresser trouve une excuse.

  

Couver un oeuf oedipien

Décidément, je dois inventer l'heure molle, le temps élastique pour arriver dans ma lenteur extrême à nouer un un seul point les vingt-quatre stations du cadran. Le temps de me réveiller physiquement et je suis déjà sur le versant descendant de la journée. Ce constat m'aspire dans des abysses  ou des sommets métaphysiques qu'Auguste Piccard n'a probablement jamais envisagés. Ah! Monsieur  Jung, vous êtes mon bienfaisant tourment. mais il faut, avant de pouvoir digérer la "métamorphoses de l'âme et ses symboles", me donner les moyens de me connaître un peu mieux. Tout eût été plus simple si j'avais réussi à couver un oeuf oedipien, non? 

Reflet de vie

Le caillou qui tombe dans  la mare provoque une onde de choc qui brouille très momentanément le visage de la lune ainsi que le chant de ses admiratrices. Et puis, progressivement tout retrouve son ordre dans le calme de la chaîne d'union. La lune luit, la grenouille croasse et je t'attends pour terminer ton oeuvre. Il est minuit plein. Reflet de vie. 

Etre ce que l'on est

Pareil à l'hippocampe et à l'ornithorynque qui occupent leur juste place dans l'Univers, même si on ne la connaît pas, l'homme devrait honorer son rôle d'homme. Et pourtant, à ce qu'on observe de tout temps, c'est le seul qui déroge à la règle; à moins que sa vocation soit d'agir au nom d'un ange déchu. Si tel n'est pas le cas, il serait intéressant de savoir quand, où, comment et pourquoi, il se soustrait à la simple loi d'être ce que l'on est. 

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Ce léger voile de brume qui trahit la présence des esprits 
 
Il est vrai, cher Johannes der Taufer, que tu es l'homme de cette mi-montagne. Il est vrai que tu es construit de tavillons et mouvements d'horlogerie. Au point d'avoir le goût du sapin comme la saveur de la croûte du vacherin collée à son cerclage de bois. Oui, tu es de la Vallée. Ce léger voile de brume qui trahit la présence des esprits de la forêt auxquels tu t'accroches devrait peut-être t'amener à penser ce qu'il convient que tu fasses, maintenant, en direction du futur, pour toi. Il est temps, maintenant, d'apporter quelques flocons soyeux pour tapisser l'intérieur de ton nid. Tu es suffisamment "cabossé" pour ne plus inutilement t'écorcher. Apprends à oublier les autres, ces profanes qui te bouffent. Tu n'es pas dieu, tu n'es pas responsable des maux de ce monde et tu ne vas rien changer. Désolidarise-toi de ta mégalomaniaque obligation de payer pour les autres. Tu ne leur dois rien, sinon à ta compagne. Tu connais le bonheur à deux. Profite, profite, profite et apprécie.
 
Excuse mes propos. Je m'emporte. je m'emporte parce que je crois ne plus connaître ce genre de tourment, alors que tu te débats pour échapper aux tourbillons du quotidien. Je t'ai répondu, l'autre jour, qu'en abandonnant la position d'arbitre, en renonçant à choisir, identifier, distinguer, séparer, juger, je me vautre avec délectation dans l'indifférence des autres, à l'exception de quelques FF, comme un ours qui se roule dans sa souille. Oui j'ai renoncé à la nécessité de choisir et quand les autres m'emmerdent, je m'endors. Point.
 
Que veux-tu, je n'en peux rien. Je suis un petit bout d'homme qui a choisi une toute petite oasis au milieu d'un très grand désert, pour vivre. Même la conséquence de mes curieuses amitiés a été invitée à tailler le djebel pour retrouver les routes goudronnées. Je me suis probablement appauvri mentalement, socialement, politiquement, mais je vis avec celle que j'aime et avec mes chiens. Je suis d'autant moins seul que je converse régulièrement avec mes dieux et être.


 

L’homme, ce tout petit bout de presque rien

L’homme, ce tout petit bout de presque rien
Sans envie de parler, ce matin à l'heure du petit déjeuner, je me suis installé sous l’arbre de la palabre pour écouter les oiseaux chanter. Leur hymne à la vie m’élève par delà les hirondelles en chasse aux insectes, aux dessus des rapaces en recherche de pitance, à portée des Esprits qui volent en observant de haut les humains. Je frappe à la loge du temple de Salomon, pour demander l’adresse du dieu des chrétiens. J’ai besoin d’entendre, de sa bouche, si l’homme a le droit de fusiller la tourterelle, la bécasse ou le perdreau pour satisfaire un caprice. On me dit qu’il est indisponible parce qu’Il apprend à un couple de serins à seriner un Te Deum, comme on le fait dans le monde d’en-bas, mais, en vertu de la préséance de l’homme chrétien sur le monde animal, en principe, il ne serait pas tout à fait interdit de chasser. Econduit de la sorte, je m'aguille sur le dernier pachon de l’échelle à Jacob, au point de toucher la semelle de la sandale d’Abraxas, dieu suprême, pour lui poser la même question. Je vous livre sa réponse: pourquoi monter si haut pour apprendre ce qu’on sait déjà en bas. Selon Gandhi, l’exigence de non-violence à laquelle l’homme doit conformer sa conduite ne concerne pas seulement les autres hommes, mais aussi tous les êtres vivants du monde animal et du monde végétal. Je comprends maintenant mieux pourquoi l’homme de chez nous, ce tout petit bout de presque rien, s'adresse en priorité et de préférence au dieu des chrétiens. 



Même la réalité est illusoire

Par grande tempête, une grenouille du lac de Genève tomba dans mon étang. Sa locataire, une grenouille des champs, après le silence d'usage entre deux étrangères qui s'évaluent lors de leur première rencontre, s'enquit de son origine et d'où elle venait.
- Je reviens de loin, de très loin, après avoir été aspirée dans le ciel et bousculée entre tonnerre et vents, j'ai remis pattes sur terre.
- Je ne comprends pas. C'est quoi le ciel, c'est quoi la terre?
Et de surenchérir:
- C'est grand chez toi? Aussi grand que chez moi, demanda la grenouille hôtesse en sautant par dessus les carpes japonaises et les nénuphars pour faire au plus près le tour de la mare.
- C'est aussi grand que ça?
- dix mille fois plus grand tenta vainement d'expliquer la nouvelle venue.
- Impossible, ça c'est impossible conclut d'un ton péremptoire la grenouille des champs, pour couper court.
Impossible dit-elle, parce qu'elle ne savait pas
Comme la grenouille des champs, je croyais tout savoir de mon environnement et de ses rouages. Et puis, en silence je remarquais que ces grains de sable ne grippaient pas le mouvement et n'entamaient en rien la valeur des contradicteurs. Bien au contraire, le doute, la remise en question de la chose acquise et la confrontation des idées exaltaient comme au printemps le bourgeonnement des grands mouvements de pensée qui contribuent à l'amélioration de l'humanité. Et ceci en toute fraternité.
A remettre en question ses connaissances et convictions, la grenouille des champs apprit à penser autrement, à évaluer ses défauts et qualités. Elle apprit surtout à écouter pour mieux entendre ce que l'autre avait à lui dire. Enfin, elle découvrit que rien n'était totalement bien ou mal, mais que tout était inabouti et en voie de construction. Lui vint alors l'envie de voyager pour apprendre ce qu'elle ne savait pas. Maintenant qu'elle avait la tête hors de l'eau, hors des préjugés, mais avec un coeur chaleureux et des sentiments fraternels.
 
Une fois encore, une fois de plus, j’ai le désagréable sentiment que même la recherche de la «réalité intime» est illusoire puisqu’elle s’enracine dans l’humus de l’inconscient collectif, du besoin matériel et de l’imposé religieux. Elle se saoule de «lâcher-prise», puis d’euphorie. Elle passe de l’ivresse au sommeil, à l’illusion.

 

La Terre est malade de l'homme

La Terre est malade de l'homme

La terre est malade de l’homme, tout comme les animaux, les végétaux, les minéraux. L’homme s’est laissé endormir et a perdu la conscience de qui il est réellement, de son interdépendance avec tous les règnes de la nature et est devenu le plus grand prédateur de tous les règnes. Récemment à la télévision, un pilote de chasse répondait à la question : « Si l’ordre de lâcher une bombe vous était donné, êtes-vous conscient que vous pourriez tuer des gens ? Nullement troublé, il répondit : « Je n’y pense pas, j’ai été formé pour cela ».
La souffrance animale aussi a atteint un seuil intolérable - conditions de vie, expériences, tortures, conditions d’abattage - Pour la première fois, en Inde, les vaches sont maltraitées. La modernisation ne les accepte plus dans la rue et on les déloge parfois au bulldozer, les blessant, sans aucun respect de l’animal, malgré leurs hurlements, sous l’œil atterré et indigné des passants. La nature est elle aussi massacrée. 

 



 

Nous souhaitons porter votre attention sur

Nous souhaitons porter votre attention sur

Le monde du travail est en colère. Conséquence directe d'une longue dérive. Où va le travail humain. Depuis Georges Friedmann, bien des réponses ont été apportées.

Philosophons sans se casser le plot Philosophie pour ceux qui n'ont pas suivi les cours de l'Université de Lucerne

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L'honneur, c'est la conscience

“Il n’y a pas si longtemps, l’honneur d’une parole donnée valait plus que tous les contrats notariés. L’honneur défend des actes que la loi tolère. Et il est si facile de trouver mille prétextes afin de justifier les manquements aux serments faits et les mensonges que nous nous faisons à nous mêmes.
L’honneur, c’est la conscience, mais la conscience exaltée. C’est le respect de soi-même et de la beauté de sa vie portée jusqu’à la plus pure élévation et jusqu’à la passion la plus ardente. L’honneur est un éperon pour la vertu, et non pas un étrier pour l’orgueil. Faisons en sorte de respecter nos serments et demeurons toujours des hommes d’honneurs !” 

L'Europe des peuples? Quelle dérision

Contrairement à la vieille rengaine, l'Europe ne fut jamais celle des peuples et ne tenta jamais de l'être. Elle répond à un besoin précis du patronat européen et mondial, réformer le cadre des structures de décisions politiques pour être mieux à même d'imposer la régression généralisée, la contre-révolution permanente. 

En fait, ce n'est que l'application du principe de la démocratie à une plus grande échelle, non?

                

Qui peut m'expliquer pourquoi absoudre ne se conjugue ni au passé-simple ni à l'imparfait du subjonctif?

Exprimez-vous librement

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Baglis, la chaîne de la spiritualité

Baglis.TV est une webTV traitant du sacré, de la tradition et de l'ésotérisme. Vous trouverez sur baglisTv des conférences sur des sujets aussi variés que L'astrologie, Orient et occident, Péladan, Fulcanelli, L'église inversée, Salomon dans les rituels initiatiques, Guénon, Mani,

http://www.baglis.tv
 

"Naître, c'est recevoir l'énergie
Mourir, c'est la rendre à l'Univers"
Max Guilmot 

les grains de notre société

Le grain de raisin, dont on tire le vin, est à la grappe, ce que l'homme est à sa société. Cette grappe est issue d'un plant de pinot blanc, gris ou noir qui lui confère ses origines, sa qualité, son caractère et son devenir. Chaque grappe, ainsi en décide la nature, est composée de grains plus ou moins juteux, plus ou moins mordorés ou verts, doux ou acidulés, nobles ou pourris, selon leur exposition, à l'occident ou au septentrion.
C'est à partir de cette diversité de grains que le viticulteur récoltant élabore son vin, pour le rendre le plus harmonieux possible. Pour cela, il fait appel à ses connaissances, à son intelligence, à son expérience, à sa perspicacité, à sa sensibilité, à sa délicatesse pour charmer le palais de celui qui découvre ou qui sait.